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vendredi 30 janvier 2015

Convalescence, quasi la fin

Quelques nouvelles rapidement.
La convalescence se passe relativement bien. Je sais beaucoup mieux bouger et j'ai beaucoup moins mal.

Je fais mes dilatations tous les jours (ou presque ;-) ), j'ai moins mal quand je dors (cela veut dire que j'ai encore mal quand je dors sur le côté) et je sais m'asseoir sur une chaise ^^

Bon, dans les faits, la chaise, ce n'est pas encore ça. Je peux m'asseoir, oui, mais pas trop longtemps. Je dois souvent alterner. Le mieux reste évidemment de m'affaler dans le canapé :-p

Mais j'ai vu une nette amélioration. Et le chirurgien que j'ai vu mardi également. Pour lui, tout est bon. Et je peux enfin reprendre des bains et aller à la piscine!
Et j'y suis déjà allée, à la piscine :) Cela faisait presque 25 ans que je n'y étais plus allée! Je nage toujours aussi mal mais je ne coule pas, c'est déjà ça :)

Par contre, je pense que c'est un peu trop tôt quand même. Quand je sors de là, j'ai mal. Mais j'ai cela aussi quand je reste dans le bain trop longtemps. Donc, rester dans l'eau trop longtemps n'est pas bon. Et comme en plus il y a les frottements dus à la nage quand je vais à la piscine, c'est encore pire.
Mais je n'ai pas le choix : j'ai pris presque 10kg sur mes 2 mois de convalescence!!! C'est énorme!
Il faut donc que je bouge et comme le fitness ce n'est pas trop mon truc (du moins c'est chiant à faire toute seule), j'ai essayé la piscine.
Le soucis est que ma ville est une ville de riches et donc la piscine aussi. Mais c'est une belle piscine : grand bassin pour nager, 2 petits bassins pour les enfants, un bassin avec bulles/massages/rapides/eau chaude, 4 saunas, 1 hammam, 1 chambre de glace, une pièce de repos (une véranda climatisée). Bref, LA piscine. Mais LA piscine à 30€/mois quand même!
Mais c'est trop le pied d'aller un petit quart d'heure dans un sauna après 60 minutes de nage ;-)

Si les douleurs persistent, je vais devoir abandonner la piscine jusqu'à guérison complète et je n'en ai pas trop envie. Mais certains jours c'est vraiment très douloureux.

Dans un autre registre, j'ai obtenu le BEPS mardi. Le BEPS c'est le Brevet Européen de Premiers Secours.
C'est organisé par la Croix-Rouge et ça permet de connaître les gestes qui sauvent. Comment faire une Réanimation CardioPulmonaire (RCP), arrêter une hémorragie, bref tous ces trucs que tout le monde devrait connaître. En gros, si vous êtes en train de mourir, je suis en mesure de vous expliquer comment on aurait pu vous sauver :D
Même si il n'y avait pas vraiment un examen à la fin, je suis contente de cette formation (à 30€ mais ça vaut le coup (surtout que ma mutuelle m'a remboursé 20€ ^^ )).
La prochaine étape, c'est la formation en secourisme. C'est un peu la même chose mais en plus poussé et en plus théorique. A terme, j'aimerais faire une 3e formation qui me permettrait d'intervenir sur le terrain mais je verrai. Faut déjà faire la 2e formation et la réussir.

Et j'ai toujours cette stupide et ridicule idée de reprendre des études à la rentrée pour être infirmière. Mais j'avoue que j'hésite de plus en plus. Déjà, je suis de moins en moins sûre que le CPAS va m'aider. Ensuite, cela veut dire 3 ans de plus dans la galère. Et la banque me met vraiment la pression. Sans parler de ma voiture qui commence à vieillir et l'appartement que je dois absolument rafraîchir (c'est un peu une obligation quand on est locataire il me semble).
Et puis, je ne sais toujours pas si mon cerveau va me suivre ^^

Pourtant, ça me plairait tellement. Et c'est d'ailleurs paradoxal : j'en ai marre d'être exploitée et jetée comme une merde quand on a plus besoin de moi au point que j'ai perdu tout espoir en la race humaine et pourtant je veux m'investir beaucoup plus pour cette même race humaine désespérante.

Je vais un peu détailler (mais rapidement hein!).
J'ai donné beaucoup de mon temps à plein de monde. Que ce soit en aidant physiquement en étant sur place ou simplement en étant présente pour écouter l'une ou l'autre personne (en réel ou en virtuel). Mais je remarque aujourd'hui qu'il est très rare qu'on me parle en "chat"  (Skype, FB, GTalk et j'en passe) ou qu'on m'appelle (d'ailleurs, à part la banque et ma mère, je ne me souviens pas avoir reçu un appel ces 4 dernières semaines).
J'ai demandé si quelqu'un pouvait me trouver les cours de 1ere année en soins infirmiers, je n'ai rien vu venir (à part des promesses).
Je n'ai pas vu ma famille quand j'étais à l'hôpital (à part ma mère) mais j'ai quand même vu des amis (et ça m'a vraiment touchée!, merci encore!).
Bref, je me sens un peu délaissée.
Je devrais donc envoyer chier tout le monde et ne vivre que pour moi. Et bien non, c'est justement le contraire qui se produit. J'ai envie d'en faire plus. D'être là pour le plus de personnes possible. Un peu comme si je voulais équilibrer les choses. D'un côté la majeure partie de la population qui ne pense qu'à sa propre gueule quitte à détruire les autres et d'un autre côté une poignée d'irréductibles qui croient encore en une race humaine digne et bonne.
Je sais que je vais le regretter mais on ne se refait pas ;-)
Et encore, si vous saviez tous les projets que j'ai en tête… ^^

Il va donc falloir trouver de l'argent (je vais peut-être faire comme tout le monde et lancer un crowdfunding dont le produit à fabriquer serait moi :) ), faire redémarrer mon cerveau (ça, c'est pas gagné non plus ^^ ) et garder cette motivation (qui, je vous l'avoue, diminue petit à petit).

Voilà les news du jour. La guérison suit son cours. Et même si j'ai encore mal et que je ne peux pas faire ce que je veux, ça se calme tout doucement. Et il n'y a pas (encore) de complications graves.
Donc, satisfaite jusqu'à présent de cette opération même si c'est une lourde opération.
Je sais que de nombreuses personnes trans* n'ont pas besoin d'être opérées mais en ce qui me concerne c'était primordial. Je ne pouvais plus rester comme ça. Je devais faire enlever tout ce qui se trouvait entre mes jambes. Et aujourd'hui c'est fait.
Ce sont des soins réguliers à faire mais ils en valent la peine. Rien que de pouvoir aller à la piscine c'est déjà génial. Mais ce n'est qu'un détail. Le principal est psychologique.
J'ai entendu du mal du Pr. Monstrey. J'ai aussi entendu du bien. Je vais donc rajouter un peu de bien puisque je suis contente du résultat. Le suivi est bon (j'ai encore un rdv dans 4 mois). Le temps passé à l'hôpital était excellent.
On verra dans 1 an si je dis toujours la même chose car des complications peuvent apparaître très tard. Je vous en parlerai évidemment!

dimanche 21 décembre 2014

Les suites de l'opération

Après 1 mois et demi, où en suis-je?
Je guéri :)

Ce n'est pas encore facile tous les jours et il y a encore des choses que je ne peux pas faire facilement comme me baisser. Ramasser un objet sur le sol n'est pas très évident. Mais j'y arrive alors qu'il y a 2 semaines c'était encore impossible!

Et j'ai même récupéré ma voiture! Conduire me permet de me déplacer plus facilement et même de faire quelques courses.
Aujourd'hui, je suis même allée dans l'association trans* à Bruxelles histoire de voir des gens. Des vrais. Pas des "données" sur internet :)
Et ça m'a fait du bien de voir des personnes. J'en ai vu assez peu ces derniers temps. Il fallait que je sorte pour ne pas devenir folle!

Mais, évidemment, ce soir je le paie. J'ai mal. Pas une grosse douleur insupportable mais assez que pour m'empêcher de dormir.

J'ai vraiment hâte que ce soit totalement fini mais, j'ai appris une mauvaise nouvelle ce matin en lisant les papiers reçus à l'hôpital : je dois mettre la prothèse de la nuit jusqu'au 5 février et non le 5 janvier comme je le pensais!
Un mois de torture supplémentaire! Je ne sais pas si je vais y arriver. Parce que non seulement cela m'empêche de dormir à cause de la douleur mais je dois rester sur le dos et je ne sais pas dormir sur le dos. Là je fais des efforts depuis que j'ai été opérée mais j'aimerais vraiment passer une nuit complète sans douleur, couchée sur le côté et sans me réveiller en sursaut.

Au niveau du moral, c'est toujours l'euphorie. Et ça m'inquiète de plus en plus car je sais que ça ne va pas durer et que la chute va être méchante. Très méchante. Au point que j'envisage d'aller chez un psychologue dans un but préventif. Histoire que quelqu'un puisse me rattraper au moment où je vais tomber.
Mais là, j'ai toujours le moral. Et rien ne me touche. Pas même la lettre de ma banque qui annonce m'envoyer les déménageurs ^^
Je suis toujours aussi motivée pour reprendre des études.

Ah oui, à ce sujet, je cherche toujours les cours de 1ère année (graduat/bachelier/A1 en Belgique).
J'avais fait une petite demande, j'avais reçu 2 réponses positives mais depuis plus rien. On vit vraiment dans un monde du "chacun pour soi". C'est triste quand même…

Une chose un peu étrange c'est le doute. Aujourd'hui, il m'arrive de regretter cette opération. Parfois, je me dis que j'ai été stupide de virer un truc qui fonctionnait très bien pour un autre qui pourrait ne pas fonctionner du tout.
Bon, je peux certifier que le nouveau truc fonctionne très bien ;-)
Mais c'est très impressionnant. Avoir quelque chose entre les jambes et du jour au lendemain ne plus rien avoir. C'est surprenant.

J'insiste vraiment auprès des trans qui veulent aussi se faire opérer : réfléchissez bien! Il n'y a pas de retour en arrière possible!
Je la voulais vraiment cette opération. Et cela depuis que je sais qu'elle existe. Pourtant, j'ai quand même eu un moment de regret après. Et pas plus tard qu'hier j'ai encore eu un petit moment de regret.
Ca ne dure pas parce que je sais que c'est une bonne chose et que je ne supportais plus mon corps avant. Mais si vous n'êtes pas totalement sûre de vous, surtout ne faite pas cette opération! Même si cela vous permettra de changer vos papiers. Vous devez faire cette opération pour VOUS et pas pour l'Etat. Parce que je peux vous garantir que vous le regretterez.

Pour terminer, pour les personnes qui ont déjà eu l'opération et qui veulent savoir où j'en suis, je dois encore faire 2 dilatations par jour + garder la prothèse toute la nuit. Ce que je fais : prothèse la nuit que j'enlève vers 6h. Je dors encore un peu et je fais la première dilatation en me levant.
La seconde c'est en allant me coucher, puis je mets la prothèse et je tente désespérément de m'endormir.
Je prends encore 1 comprimé de Dafalgan 1g (parfois 2) mais j'ai arrêté le Tradonal (non sans mal, une vraie saleté ce truc!).

Je pense ne pas pouvoir faire quelque chose pour le réveillon de Noël, les chaises et moi n'étant pas trop bonnes copines en ce moment ^^
Mais que cela ne vous empêche pas, vous, de passer d'excellents réveillons et de belles fêtes de fin d'année :)

samedi 22 novembre 2014

L'opération, c'est fait!

Il y a une nouvelle date marquante dans ma petite vie : le 5 novembre 2014.
Ce jour-là, je me trouvais dans la salle d'opération de l'hôpital de Gand pour l'opération tant attendue!

L'opération a eu lieu dans l'après-midi et je me suis réveillée le lendemain à 5h. Enfin, l'infirmière m'a réveillée car elle devait me faire une piqûre. Puis bon, j'ai été endormie à 16h, je crois que dormir 13h c'est un beau record!

Je suis revenue dans ma chambre vers 10h.
Vu que j'avais dit à ma mère que je serais opérée le 5 au matin et donc de retour dans ma chambre en fin de journée, je l'ai appelée tout de suite parce qu'elle devait sûrement s'inquiéter. Et vu l'état de ma page Facebook, elle n'était pas la seule à s'inquiéter!

Durant toute la nuit après l'opération, je me suis réveillée de temps en temps, juste le temps de gémir pour que l'infirmière débarque illico pour m'injecter un anti-douleur.

De retour dans la chambre, on m'a également mis un anti-douleur. Et je dois dire que, globalement, ça s'est bien passé à l'hôpital. Je n'avais pas trop mal. Juste qu'être sur le dos 24h/24 pendant plusieurs jours, c'est difficile (même si le lit est confortable).
Je suis donc restée allongée du jeudi au mardi. Les repas étaient des repas spéciaux pauvres en fibres pour éviter d'aller aux toilettes puisque bouger était impossible. Ce n'était pas mauvais mais ça reste de la nourriture d'hôpital.

Quand j'ai été en mesure de boire un peu plus, on m'a enlevé la perfusion et les anti-douleurs étaient des comprimés.

Globalement ça s'est bien passé et les infirmières étaient tout simplement géniales. De vraies crèmes! A la limite j'étais un peu triste de partir tellement elles étaient gentilles :)

Le plus impressionnant reste l'anesthésie. C'est un peu comme dans les films. Je me souviens que l’anesthésiste m'a dit "je vous injecte un puissant anti-douleur, vous allez peut-être ressentir quelque chose".
Ah, ça, pour ressentir, j'ai ressenti! J'aurais dû lui demander où il se fourni parce que c'est de la bonne celle-là :-p
Après l'injection, mes yeux se sont tout de suite fermés. Là, il m'a dit "on va pouvoir commencer". J'ai pensé "Pourquoi? On faisait une belote, là?", puis plus rien. Ca n'a pas pris 10 secondes à mon avis.
Vraiment impressionnant.
Et le réveil n'a pas été plus difficile qu'un réveil classique. Mais j'avoue avoir beaucoup dormi les jours qui ont suivi.

Le plus difficile fut le retour à la maison. Parce que d'une petite bulle je suis passée à un appart froid. Seule. Où je devais tout faire moi-même.
Et je vous assure que ce n'est pas facile.
D'autant plus que cette opération fait mal. Très mal. En tout cas, moi, j'ai très mal. Je ne sais pas sortir de chez moi, je ne sais pas m'abaisser pour ramasser un objet qui serait tombé, je ne sais pas prendre un truc qui serait dans le bas d'une armoire,…
Je passe mes journées entre mon canapé et mon lit.
Ah, le lit, le truc que j'aimais tant avant. S'allonger pour dormir bien au chaud dans les couvertures… c'est d'un autre temps, ça.
Aujourd'hui, le lit c'est synonyme de douleur. Parce que les soins, les dilatations, ça fait mal. Pas chez tout le monde d'après ce que j'ai pu comprendre. Mais chez moi, ça fait très mal. Très très mal. Au point que j'ai eu envie de vomir. Cela fait une dizaine de jours que je suis rentrée et que je fais ces soins 3 ou 4 fois par jour et j'en ai marre. Marre d'avoir mal.
Et vu qu'il faut porter la prothèse toute la nuit, aller me coucher au soir me fait peur. Parce que je sais que je vais avoir très mal toute la nuit et que je ne vais quasi pas dormir.
Cette nuit j'ai pris un anti-douleur plus puissant. Et donc j'ai enfin pu dormir. Sauf que je n'ai pas senti la douleur et que je me suis visiblement blessée.
En fait, je ne sais toujours pas ce qu'il s'est réellement passé : je me suis levée, et j'ai littéralement pissé le sang. Il n'y a que ça qui est sorti : du sang!
J'ai un peu flippé, j'ai attendu 1h mais il n'y a plus rien eu. Bref, je ne sais pas ce qui a pu se passer. J'en parlerai au chirurgien quand je le verrai la semaine prochaine.

De plus, dès que je bouge un peu trop, j'ai des vertiges.

Je ne regrette absolument pas cette opération, bien qu'une nuit, et j'étais encore à l'hôpital, j'ai quand même dit qu'on remette tout comme c'était parce que j'en avais marre d'avoir mal!
Alors ici, chez moi, je ne vous dis pas comme j'en ai marre. Même si je ne regrette toujours pas cette opération car je sais que ça ne sera que du bonheur plus tard!

Par contre, je tiens à mettre en garde toutes les personnes qui veulent faire cette opération : soyez vraiment sûres de vous! Parce que même moi qui était vraiment sûre et qui n'attendait que ça, j'ai eu un gros moment de doute après l'opération. C'est vite passé mais une personne qui ne serait pas totalement sûre au départ risque de s'en mordre les doigts!

Ah, et autre chose aussi : le chirurgien m'avait demandé d'arrêter les hormones avant l'opération. Certains disent que ce n'est pas nécessaire mais bon, autant limiter les risques. Le problème c'est qu'une fois l'opération faite, l'usine à testo, elle est partie! Et donc, plus d'hormones dans le sang! Et croyez-moi, on le sent passer!!
Là encore il faut avoir un bon moral ou avoir des personnes pour vous aider.

Les soins à faire à domicile sont faciles à faire, sauf avec moi ^^
Vu que j'ai mal, les dilatations sont un peu compliquées mais j'ai heureusement une personne qui me conseille (heureusement qu'elle est là!). Du coup, j'y arrive tout doucement.
Mais j'ai vraiment hâte que la douleur diminue. Je sais que ça peut durer plusieurs mois mais si au moins je pouvais m'asseoir sur une chaise, ça sera déjà un bonne chose!
Conduire serait encore mieux, histoire que je puisse voir autre chose que les murs de mon appart'!
Enfin, il y a un truc super important : mon mini-chat! Il est chez ma mère en ce moment vu qu'il fallait s'en occuper pendant que j'étais à l'hôpital. Je ne l'ai pas repris quand je suis rentrée chez moi vu que je ne sais pas m'abaisser. Je ne pourrais pas m'occuper de lui correctement. Et il me manque mon mini-chat!

Honnêtement, j'ai lu plusieurs récits de personnes qui ont fait cette opération mais je ne me doutais pas que le retour à la maison serait si difficile.
Peut-être est-ce parce que je suis seule et que je dois tout faire moi-même? Ma mère fait quand même mes courses mais vu qu'elle habite loin elle ne sait pas venir souvent. Et j'ai un chouette voisin qui s'est proposé de m'aider aussi :)
Mais pour cuisiner, par exemple, même si j'en suis capable, je n'ai pas trop la force. Pour le moment je me contente de plats cuisinés ou de trucs qui se préparent facilement.

Et sinon, suis-je contente de cette opération?
Ben oui, évidemment :)
Même si, comme je l'ai dit, j'ai eu un moment de doute, cela n'a pas duré et aujourd'hui je ne le regrette pas (sauf parfois quand la douleur est vraiment trop forte).
J'attends avec impatience le jour où je vais pouvoir bouger plus facilement et surtout le jour où je vais pouvoir aller à la piscine ;-)
Cette opération, c'est un peu une nouvelle vie pour moi. C'est bête puisqu'il n'y a rien de changé vu de l'extérieur. Mais le fait d'avoir ce "F" sur ma carte d'identité (enfin, pas encore, j'attends les papiers de l'hôpital pour en faire la demande à la Commune) c'est quelque chose d'énorme. Quelque chose que j'attendais depuis si longtemps.
Et j'ai envie de faire quelque chose de bien de cette nouvelle vie. Je suis assez motivée. J'espère que la motivation restera ;-)
J'ai l'intention de reprendre des études à la rentrée. Je passe les détails mais j'ai opté pour infirmière.
Je suis d'ailleurs à la recherche d'informations sur ces études voire même les cours de 1ere année (en graduat et en Belgique). Si vous avez envie de faire une bonne action, pensez à moi ;-)

Je ne sais pas comment va se passer la suite car ce n'est pas parce que j'ai une nouvelle vie qui commence que l'ancienne a complètement disparu : les merdes de l'ancienne me rattrapent et j'espère garder cette motivation et cette force.
Etre dépressive et suicidaire, je n'en ai plus envie. Je voudrais vraiment avancer et je pense que cette opération est un bon moment pour me reprendre.

Croisez les doigts et je repasserai donner des nouvelles :)

P.S. : au moment où j'écris ces lignes, j'ai encore un peu la tête dans le cul. J'ai sûrement oublié de dire l'une ou l'autre chose. Si vous avez des questions, n'hésitez pas!

samedi 25 octobre 2014

Opération

Je devais écrire une bafouille plus tôt mais j'avoue avoir manqué de temps.

La nouvelle la plus importante de toutes : la date de mon opération est fixée! Ca sera le 5 novembre. Oui, déjà! Dans une dizaine de jours, un gros changement va se produire dans ma vie! Je ne m'y attendais pas si tôt mais c'est tant mieux.

Le chirurgien voulait déjà m'opérer en septembre mais j'avais du refuser à cause du laser qui n'était pas terminé. Ici, j'ai accepté quand il m'a proposé pour le 5 novembre. Il me manquera une séance de laser mais ça devrait aller.

L'autre nouvelle c'est que je ne suis plus amoureuse ^^ Je vous avais parlé dans le billet précédent que j'avais une copine, ce n'est plus le cas car elle ne voulait plus de moi. Je vous passe les détails ici mais franchement, vu la raison, je pense que ce n'est pas une grosse perte!
J'avoue quand même que j'ai été triste sur le coup. Mais bon, j'ai tellement d'autres trucs en tête en ce moment que ça a été rapidement classé.

Je ne la fais pas plus longue aujourd'hui mais je viendrai certainement donner un feedback de l'opération :-)

lundi 8 septembre 2014

Perdue

Les vacances sont terminées, le soleil réapparaît et les embouteillages aussi. Bref, la vie reprend et la mienne continue.

J'avais postulé pour un emploi qui me correspondait parfaitement et où j'avais toutes les connaissances nécessaires et même l'expérience. Pourtant, ce ne fut pas encore pour moi. Comment trouver du travail si, quand j'ai tout ce qu'il faut, on trouve quand même quelque chose à redire.

J'ai été déçue, bien entendu mais vu que je m'y attendais un peu, la chute a été moins douloureuse. Un des gros avantages quand on se fait jeter de partout, c'est qu'on fini par en avoir l'habitude.

Toujours du côté professionnel, j'ai été contrôlée par l'ONEM. D'après eux, je ne fais pas assez d'efforts. C'est vrai qu'il me manquait une partie de mes preuves car des fichiers ont disparu de mon serveur lors d'un transfert et que je ne pouvais pas prouver toutes mes recherches. Et le fait que je sortais d'un entretien d'embauche ne comptait pas car il n'y a que les CV envoyés qui comptent lors des contrôles.
Concrètement, je risque de perdre mon chômage plus tôt que prévu. Normalement, c'était pour la fin de l'année, il se pourrait que ce soit déjà pour octobre ou novembre. D'accord, ce n'est qu'un ou deux mois plus tôt, mais c'est important dans ma situation.
J'avais déjà tout prévu sur base du 31 décembre.
Il y a un peu plus de 6 mois, j'ai réfléchi à la situation et j'en étais arrivée à la décision que certains connaissent : déposer les armes. J'arrête de me battre. Je n'ai pas décidé de mourir comme ça, sur un coup de tête, c'est bien réfléchi. La date est choisie. Mais si je perds mes revenus plus tôt, cela remettra tout en question. Parce que j'ai jusque cette fameuse date pour m'en sortir. Si je me retrouve sans rien plus tôt, je ne garanti pas tenir jusque cette date.
Ce qui me fait tenir aujourd'hui, c'est justement de savoir que, par la porte ou par la fenêtre, pour la fin de l'année ma situation sera meilleure. Même si pour cela je dois en arriver à des solutions extrêmes.

Mais, une chose totalement inattendue s'est produite. Quelque chose qui ne devait jamais se produire. J'avais tout fait pour que cela n'arrive jamais : je suis amoureuse!
Et elle aussi. Ca marche mieux quand c'est dans les deux sens :-)
En fait, c'est elle qui a insisté. Bon, je passe les détails mais j'ai fini par passer à travers une promesse que je me suis faite il y a une 10aine d'années.
Ca fait bizarre. Je ne suis pas habituée à ça. Et surtout, je ne sais pas du tout comment ça marche ^^
Du coup, je n'ai pas envie de lui faire de la peine. Je sais qu'elle ne sera pas la seule à être triste mais avec elle, c'est différent. Toutefois, je n'ai pas changé d'avis et la date est maintenue.

Je suis dans une situation un peu compliquée et je suis complètement perdue. Mais une chose est sûre : j'en ai marre! Si vous saviez à quel point j'en ai marre. Heureusement qu'elle est là. Mais je n'arrive quand même pas à me reprendre.
Plusieurs personnes m'ont parlé de but à atteindre et de ma concentrer la dessus pour pouvoir tenir et avancer. Ben, mon but, disons que… ouais… c'est ce que je fais en fait…

Je ne sais plus quoi faire…
Je ne sais plus où j'en suis…